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Sculpture
Venu
tardivement à la sculpture, encouragé par Louis Derbré et Jérôme de
Noirmont, Bernhard Schroeder laisse son imagination et ses rêves le
guider. Egalement épris de l'oeuvre de Carpeaux ou de Moore, comme par
celle de Michel-Ange ou de Brancusi ,le hasard, le désir et le travail
font oeuvre à travers l'artiste, guidé par un sens inné du mouvement
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Les
Foules
A travers ces foules, Bernhard Schroeder nous présente deux
aspects très différents de la condition grégaire
de l'être humain.
D'une part les "Solitudes" qui dénoncent l'état
d'esseulement de l'individu dans la société d'aujourd'hui,
d'autre part les "Agoras" qui elles présentent
l'harmonie utopique rêvée et désirée
par tous.
L'aspect brut, rugueux et douloureux des "Solitudes" dans
lesquelles jamais on ne voit de main, pont symbolique entre les
êtres, résume tragiquement le désespoir prozacien
de l'individu effrayé à l'idée de demeurer
seul, noyé pourtant dans une foule qui le presse de toutes
parts.
A l'opposé, l'aspect lisse, doux et polissé du drapé
des "Agoras" présente l'idée réalisée
du désir de vie harmonieuse des êtres au sein du groupe.
"Agoras" et "Solitudes" magnifiés par
la lumière qui s'accroche, bute, carresse ou glisse sur les
sujets, met en relief des scènes magiques et fascinantes
qui, à l'instar du théâtre grec, poussent inexorablement
à la catharsis.
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Les Bois
Tout
à commencé lors d'un hommage à F.Pessoa
autour de son texte "la forêt de l'oubli" :
deux cent sept troncs d'arbres écorcés, brûlés,
polis, cirés , stigmatisant autant d'êtres en deuil
dressés dans la pénombre, surmontés par
vingt et une sculptures en poudre de marbre blanc, d'hommes
et de femmes dansants, surexposés dans la lumière.
Métaphore par laquelle, Bernhard Schroeder, guidé par
le texte du poête, nous signifie que malgré un
deuil quel qu'il soit, si l'on s'arme de volonté, de
patience et d'amour, on finit toujours par danser dans la lumière.
De cette expérience, Bernhard Schroeder a puisé
son goût et sa fascination pour ce noble matériau
ou le bois et le feu sous l'égide de Déméter
et de Vucain nous offrent une volupté inattendue que
l'on retrouve dans ses nouvelles oeuvres.
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Architecture
Une
fascination pour l'occupation et la structuration de l'espace qui
de la cacophonie solipsiste des villes à l'harmonie autiste
des campagnes a guidé Bernhard Schroeder vers son travail
architectural.
L'horizontal, nombril où l'on s'admire, et le vertical, colonne
où l'on est attaché, composent un espace qui décompose
l'ancien espace et le fait respirer, vivre.
Les architectures de Bernhard Schroeder, bien fragiles en apparence,
sont inusables par l'empilement de la surface et de l'armature,
du plein et du vide, du clos et de l'ouvert, du silence et de l'attente
de la parole, et l'homme n'a plus qu'à y prendre sa place.
“Tous les matins, l'espace est en morceaux...
Tous les matins, jeter les ponts.
Franchir l'abîme, ou enjamber les eaux.”
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